Vous connaissez cette sensation quand un apéro vous reste en tête des jours après ? Ces brochettes-là, c’est exactement ça. Le genre de truc qui semble trop simple pour être aussi bon, et pourtant. Un pruneau d’Agen qui fond sous la dent, une lamelle de magret séché qui craque légèrement, et ce fromage basque qui apporte sa touche de noisette. Tout ça sur une petite pique en bois, comme un clin d’œil aux barbecues d’été… mais en version hiver, sans feu, sans prise de tête.

Ingrédients :
- Pruneaux d’Agen — Choisissez des pruneaux moelleux et brillants, pas ceux qui ont l’air secs et ternes. Les meilleurs viennent en sachet sous vide ou en boîte, avec une chair qui se détache facilement du noyau. Si vous en trouvez avec un petit goût de vanille, c’est encore mieux – ça ajoute une dimension supplémentaire à la brochette.
- Magret de canard (ou dinde) — Pour le séchage maison, prenez un magret bien gras, avec une belle couche de graisse jaune pâle. La graisse, c’est ce qui va protéger la viande pendant le séchage et lui donner ce goût riche. Si vous optez pour du magret acheté tout prêt, vérifiez qu’il n’est pas trop salé – certains sont presque immangeables nature.
- Ossau-Iraty — Ce fromage basque a une texture légèrement friable et un goût de noisette qui rappelle le comté, mais en plus doux. Évitez les versions trop jeunes (trop molles) ou trop vieilles (trop dures). Un morceau à pâte pressée, entre 6 et 12 mois d’affinage, c’est l’idéal. Si vous ne trouvez pas, un bon comté ou un beaufort feront très bien l’affaire.
- Poivre noir — Un poivre grossièrement concassé, pas en poudre. Les grains doivent être visibles sur le magret séché pour apporter un petit piquant et un croquant qui réveille la bouche. Écrasez-les au mortier ou avec le plat d’un couteau pour garder des morceaux irréguliers.


